Fertiggestellte Retentionsanlage in Kirchberg

Grand projet de rétention : 390 000 litres de capacité de rétention des eaux pluviales à Kirchberg

Lorsque, lors de fortes pluies, un volume d’eau trop important s’écoule d’un seul coup, il est nécessaire de disposer d’un système de rétention efficace. À Kirchberg, dans la zone industrielle de Stelz, nous avons mis en place précisément cet espace de rétention grâce à une installation de rétention d’une capacité de 390 m³, composée de 1 880 rigoles. Lorsqu’il pleut, l’eau est collectée dans l’installation, retenue, puis évacuée progressivement vers le réseau d’assainissement.

Notre vidéo, tournée directement sur le chantier de Kirchberg, vous montre comment 1 880 rigoles permettent de créer un bassin de rétention pouvant contenir 390 000 litres d’eau de pluie.

Lorsque la pluie devient un problème de drainage

Sur les grandes surfaces industrielles, commerciales et de circulation, d’importantes quantités d’eaux pluviales peuvent s’accumuler en peu de temps. Lorsque les sols sont imperméabilisés, une grande partie de ces eaux ne peut pas s’infiltrer directement. C’est précisément ce qui a posé un défi dans la commune de Kirchberg, dans la région de Stelz. Un accord contractuel entre Kirchberg et Rickenbach stipule qu’un débit maximal de 830 litres par seconde peut être acheminé, afin de soulager les infrastructures de drainage en aval en cas de fortes précipitations. Des mesures ont toutefois montré que cette limite fixée avait été dépassée à plusieurs reprises en 2025 lors de fortes pluies. Cela signifiait que, par moments, le débit d’eau s’écoulant de Kirchberg vers Rickenbach était supérieur à ce qui était prévu par le contrat. Il fallait donc trouver une solution visant à réduire les débits de pointe et à retenir temporairement une partie des eaux pluviales. Mais pour cela, il fallait avant tout une chose : de l’espace. Ce qui semble simple en théorie s’est avéré être, dans la pratique, le premier obstacle majeur du projet.

Où installer le système de rétention ?

La commune se penchait déjà depuis plusieurs années sur la question de la rétention. Mais avec une installation de cette envergure, une question très concrète se pose rapidement : où peut-on bien loger un volume de rétention de 390 000 litres ? Marc Rudolf, responsable des transports et de l’environnement de la commune de Kirchberg, nous explique : « Le défi consistait à trouver un emplacement approprié ». Finalement, la société IGP Pulvertechnik AG s’est déclarée disposée à accueillir l’installation sur son site. Une condition préalable décisive était ainsi remplie et une question qui se posait depuis des années a pu se transformer en un projet de construction concret.

Le centre de rétention : deux secteurs, une mission commune

L’installation de rétention a été divisée en deux zones. L’une assure le drainage de la Ringstrasse, tandis que la seconde assure celui du site de l’IGP. En cas de fortes précipitations, l’eau est temporairement retenue dans l’installation, puis évacuée vers le réseau d’assainissement avec un certain décalage. Cela permet de réduire les pics de débit et de soulager de manière ciblée les infrastructures en aval.

Que représentent réellement 390 m³ lors de la construction d’un système de rétention ?

Un volume de rétention de 390 m³ est, dans un premier temps, un chiffre abstrait. Les quantités de matériaux utilisés permettent de mieux se représenter cette dimension :

  • 1 880 rigoles
  • 372 dalles de sol
  • 465 plaques d’extrémité
  • 3 400 connecteurs
  • 8 puits
  • plus de 800 m² de non-tissé
  • 720 m² de film plastique
  • 8 bandes de serrage

Au total, nous avons utilisé environ 22 tonnes de matériaux. Ce qui a rendu ce chantier particulièrement exigeant, ce n’est pas seulement la quantité, mais aussi la profondeur. Les rigoles ont été posées en cinq couches superposées. Il a donc d’abord fallu acheminer l’ensemble des matériaux dans la fosse de construction profonde, puis les mettre en place avec précision. Rigole après rigole et couche après couche, l’espace de rétention souterrain a ainsi pris forme.

La mise en œuvre par faparain sur le chantier

Lorsque notre équipe faparain, composée de cinq collaborateurs, est arrivée sur le chantier, la fouille contenait une quantité considérable d’eau. Il était donc hors de question, dans un premier temps, de procéder à la pose des rigoles. La première tâche consistait à assécher les lieux. En l’espace d’environ une heure, la fosse était vide et notre équipe a pu commencer les travaux de pose proprement dits. Nous avons ensuite procédé étape par étape : pose du non-tissé, mise à niveau de l’installation, mise en place de la membrane et positionnement des rigoles. Le calibrage précis s’est avéré déterminant. Sur une installation comptant près de deux mille rigoles, les imprécisions peuvent se répercuter sur de nombreux éléments. La précision commence donc dès le premier élément.

De même, dans le cadre d’un tel projet, tous les travaux doivent être coordonnés. Notre équipe a apporté son expérience du système Rigol et de la mise en place de l’installation de rétention, tandis que l’entrepreneur en génie civil a créé les conditions nécessaires dans la fosse de construction. La collaboration s’est très bien déroulée et l’exécution a si bien fonctionné que les travaux d’installation ont même avancé plus vite que prévu.

Des années de préparation aboutissent à quelques journées de chantier intensives

Ce projet met en évidence un contraste intéressant. La question du drainage dans la région de Stelz a occupé les parties prenantes pendant des années. Il a fallu étudier différentes options, trouver un emplacement et tenir compte des diverses exigences en matière de drainage. Sur le chantier, toute cette préparation se concrétise ensuite par des étapes de travail décisives. Pour nous, ce projet illustre très bien qu’une installation de rétention performante ne commence pas seulement avec le produit lui-même. La planification, les interfaces, les conditions de pose et la collaboration sur le chantier font tout autant partie de la solution que les rigoles elles-mêmes.

Ce que personne ne verra plus par la suite

Pendant les travaux, l’installation ne passe pas inaperçue : une fosse profonde, des rangées de rigoles, des centaines de mètres carrés de non-tissé et de film plastique, des engins, du matériel et plusieurs personnes à l’œuvre. Une fois les travaux terminés, presque tout disparaît sous terre. C’est là que l’installation de rétention remplit sa fonction première : elle retient temporairement les eaux de pluie provenant de la Ring et du site IGP, soulageant ainsi les infrastructures de drainage en aval en cas de pics de débit.

Un système de rétention peut-il également s’avérer utile pour d’autres projets ?

Toutes les parcelles n’ont pas besoin d’un volume de rétention aussi important. Le choix de la solution appropriée dépend notamment du débit d’eau, des surfaces disponibles, des conditions du sol et de la nappe phréatique, du système de drainage existant, de l’affectation de la parcelle et des prescriptions administratives. Selon la situation, il peut être judicieux de retenir l’eau, de la laisser s’infiltrer sur place ou de la stocker en vue d’une utilisation ultérieure. C’est pourquoi chaque projet doit être adapté individuellement à sa fonction et à son emplacement. Une bonne gestion des eaux pluviales ne commence pas par le choix d’un produit spécifique, mais par la question suivante : ce que l’eau doit et peut faire à cet endroit précis.

Dans le cadre du projet « Im Stelz », la réponse a été la suivante : faire preuve de retenue et transmettre l’information de manière contrôlée

Conclusion : un vaste espace de manœuvre pour le moment décisif

Au début du projet, une limite avait été fixée : selon les dispositions contractuelles, 830 litres par seconde pouvaient s’écouler de Kirchberg vers Rickenbach ; pas plus. Des mesures ont montré que cette valeur avait été dépassée à plusieurs reprises. Aujourd’hui, la région de Stelz dispose d’un réservoir souterrain à cet effet : un volume de rétention de 390 m³, constitué de 1 880 rigoles réparties sur cinq niveaux.

Pour atteindre cet objectif, il a fallu disposer d’un terrain adapté, des années de préparation, une tranchée profonde, 22 tonnes de matériaux et, surtout, une bonne coordination entre tous les intervenants.

Une fois les travaux terminés, l’installation ne sera plus visible en surface, mais elle remplira sa fonction en sous-sol : elle retiendra l’eau lorsque cela sera nécessaire. Et c’est peut-être là que réside l’aspect le plus fascinant de la gestion des eaux pluviales : la meilleure solution est à peine perceptible par la suite, mais son efficacité se manifeste précisément au moment où l’on en a besoin.

Avez-vous, vous aussi, prévu un projet de rétention, d’infiltration ou de récupération des eaux de pluie, ou souhaitez-vous vous renseigner sur les possibilités existantes ?

Que vous soyez une commune, un bureau d’études, une entreprise de construction, un cabinet d’architecture ou d’urbanisme, un maître d’ouvrage ou un particulier : nous vous aidons à trouver une solution adaptée aux débits d’eau, aux conditions locales et aux exigences de votre projet.


Posted

in

,

by

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *